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L’actualité en Afrique :
Nigeria, Ghana : des lieux de culte autorisés à rouvrir
Ouganda : Les autorités revendiquent l’exportation vers le Maroc de 18 000 téléphones « Made in Ouganda »
Mali : la production de coton a atteint 700 000 tonnes en 2019/2020
Les analyses de la rédaction :
RDC : camp Kabila dans la ligne de mire occidentale
Après avoir massacré 20 civils, dont des femmes et des enfants, dans la nuit de samedi 16 à dimanche 17 mai, en Ituri dans le nord-est de la République démocratique du Congo, le coup contre les courants anti-occidental se poursuit, et cette fois-ci ce sont les autorités pro-Kabila qui sont visées.
Les populations de l’est de la République démocratique du Congo sont appelées à soutenir les députés nationaux ayant initié une motion de défiance contre le ministre de la Défense, Aimé Ngoyi Mukena.
Selon la presse mainstream, des élus de l’est de la RDC ont initié une motion de défiance contre le ministre de la Défense pour son « inaction » face à l’insécurité grandissante dans la majeure partie de ce coin du pays.
Mais qui est Aimé Ngoyi Mukena ? Également ministre de la Défense à l’époque de Joseph Kabila, ce ministre souverainiste est connu pour ses positions anti-occidentales. En septembre 2019 d’ailleurs, lorsque le président Félix Tshisekedi s’était rendu en Belgique afin de signer des accords militaires avec Bruxelles, Aimé Ngoyi Mukena ne s’est pas rendu sur place pour ainsi exprimer son désaccord avec des coopérations militaires entre son pays et la Belgique. Bref, ce ministre de la Défense a tout ce qu’il faut pour mettre des bâtons dans les roues de ceux qui souhaitent signer des accords avec le clan occidental et ouvrir ainsi les portes du pays à toutes tentatives de déstabilisation…
Les assassinats ciblés (le cas du général Delphin Kahimbi) ou encore les tentatives de déstabilisation dans l’est de la RDC via le Rwanda pro-occident, et maintenant, la tuerie d’Ituri… Tout est réuni pour faire évincer du pouvoir les pro-Kabila d’où cette initiative de motion contre le ministre de la Défense.
Le peuple congolais, souverain qu’il est, devrait rester vigilant et conscient des complots qui se mijotent derrière son dos.
Mali : Imam Dicko appelle le peuple à manifester :
Dans une vidéo diffusée ce lundi matin, l’Imam Mahmoud Dicko a lancé, de vive voix, un appel à la mobilisation, le vendredi 5 juin, à la place de l’Indépendance de Bamako.
« J’invite les gens à sortir massivement pour se rendre au Monument de l’indépendance de manière pacifique », a-t-il lancé en comptant organiser une grande prière collective sur cette place mythique du pays de Modibo Keita.
Bien que la presse mainstream tente de faire de cette mobilisation un mouvement antigouvernemental, les positions anti-occupation de ce haut dignitaire religieux ne sont cachées à personne, comme il l’a d’ailleurs fait savoir fin 2018-2019.
On se rappelle fort bien comment les premières manifestations anti-Barkhane, anti-US, anti-Israël ont éclaté en 2018 sous l’égide de l’Imam Dicko, ce qui lui a valu un mini coup d’État et son expulsion de la tête de la direction religieuse du pays.
« Aujourd’hui, on ne parle plus de Kidal, car c’est fini. Dans un passé récent, la question de Kidal était évoquée dans les chants de musique. Mais la situation s’est détériorée à tel point qu’on en parle plus, je peux le dire. En 2014, je suis allé à Kidal. À l’époque, il y avait un gouverneur à Kidal, tous les préfets des cercles de la région de Kidal étaient sur place. On a déjeuné ensemble dans la résidence du gouverneur et le drapeau du Mali flottait sur le toit », évoque-t-il dans son appel lancé au peuple malien.
Le retour de Dicko sur la scène politique et surtout la large popularité, dont ce dernier bénéficie, constitue une défaite majeure pour l’ex-force colonialiste. Évidemment, ce n’est pas sa personne, mais les convictions dont il est le représentant : fin de l’occupation militaire du Mali, retour d’un État fort, renforcement de ses institutions. Dans ce contexte, Barkhane et ses alliés devront bientôt faire leurs valises.
Éthiopie : la déstabilisation d’Abiy Ahmed se poursuit :
Depuis qu’Abiy Ahmed a refusé de marcher sur les pas des Américains, l’Éthiopie, présidée par le Prix Nobel de paix, se trouve dans la ligne de mire occidentale.
Après avoir refusé la médiation des USA dans l’affaire du barrage sur le Nil, s’être rapproché de l’axe de l’Est et avoir réussi à faire la paix avec l’Érythrée tout en refusant de marcher sur les pas des Américains en cherchant à pacifier les tribus, Abiy Ahmed n’est plus le Premier ministre pacifiste et honoré des instances occidentales, mais plutôt le violateur des droits de l’homme.
C’est dans ce cadre que RFI parle de la volonté de l’État du Tigré, dans le nord du pays, d’organiser les élections visant à élire un nouveau Parlement, et ce en dépit du fait que ce scrutin a été repoussé au niveau national.
« Le comité exécutif du Front de libération du peuple du Tigré s’est réuni le week-end dernier et son communiqué final est un réquisitoire. Réquisitoire contre le Premier ministre Abiy Ahmed d’abord et son tout nouveau Parti de la prospérité, un parti fait à sa main que les Tigréens ont refusé d’intégrer ; et réquisitoire ensuite contre le report des élections du 29 août pour cause de Covid-19, décidé par les autorités fédérales et jugé “inconstitutionnel” », affirme RFI.
Après avoir échoué à monter les tribus éthiopiennes les uns contre les autres, c’est désormais autour d’une tentative de démembrement du pays à travers des régions indépendantistes du nord de l’Éthiopie que la force d’occupation a longtemps songé à séparer de ce pays.
Le rêve occidental de démembrement des États africains a déjà échoué dans plusieurs pays : le Mali, le Cameroun ou encore la RDC. Reste à savoir si face à une population éthiopienne vigilante, la force d’occupation réussira oui ou non à mettre en œuvre ce plan de démembrement.
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