Le 8 janvier 2020 marque un tournant majeur dans l’histoire internationale. Les frappes de missiles balistiques de l’Iran contre les bases américaines en Irak ont remis à jour les équations régionales et mis à l’épreuve l’hégémonie des États-Unis. Cette « gifle » de l’Iran a anesthésié Donald Trump qui de l’aveu des observateurs, devrait faire ses adieux avec le Moyen-Orient et s’incliner devant l’Iran qui monte en puissance.
La présence des troupes américaines en Asie de l’Ouest est apparue comme la principale source d’instabilité et d’insécurité. Les statistiques des instances militaires font état de la présence de 165 000 soldats américains dans 150 pays.
Le plus grand nombre de soldats américains se trouve en Asie de l’Ouest. Les États-Unis y détiennent des bases aériennes et terrestres réparties dans 12 pays qui abritent 60 000 effectifs.
5 300 militaires américains sont déployés en Irak ; 800 en Syrie ; 3 000 en Jordanie ; 3 000 en Arabie saoudite ; 606 à Oman ; 5 000 en Émirats arabes unis ; 13 000 au Qatar ; 7 000 à Bahreïn ; 13 000 au Koweït ; 14 000 en Afghanistan et 2 500 en Turquie.
Comme l’a indiqué le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Khamenei, les opérations contre la base aérienne Ain al-Asad n’était qu’une « gifle » et la vraie vengeance consiste en le retrait total des troupes américaines d’Irak.
Le général Hajizadeh, commandant de la force aérospatiale du CGRI, a également déclaré que « l’action qui peut vraiment venger l’assassinat de Qassem Soleimani est le retrait de toutes les troupes américaines d’Irak ».
Les représailles de l’Iran contre l’armée américaine en Irak et l’inertie de Trump ont véritablement changé le rapport de force dans la région. Les États-Unis traversent une période de déclin. Et les tirs de missiles iraniens contre les importantes cibles américaines en Irak constituent l’élément déclencheur.
Le déclin américain ouvre donc la voie à l’émergence d’un nouvel acteur dans l’ordre mondial, l’Iran, dont les principes reposent sur ceux de l’axe de la Résistance.