L’actualité en Afrique :
Burkina Faso : Wizall, filiale du groupe BCP, lance Wizall Money, une solution de mobile money 100% inclusive ;
La Guinée-Bissau et la Guinée signent un accord d'achat et de vente d'électricité.
Les analyses de la rédaction :
La Russie au Mali : la France sort de ses gonds
Terrible aveu d'impuissance : l'AFP fait publier un pamphlet anti russe où il annonce l'arrivée des conseillers militaires russes Wagner, ces "mandataires" sur le dos de qui la France veut mettre tous les maux qui sont commis en Syrie ou encore en Libye. Que le groupe dit "Patriot" soit proche de l'ambassade russe, cela n'enlève rien du fait que Barkhane est parvenu en sept ans d'occupation du Mali à faire démasquer les velléités malsaines de la puissance colonisatrice marquée par les tentatives de déstabilisation, de démembrement du pays et surtout de la mise à mort de l'État. Au Mali, la France a tué les Maliens, de quelque ethnie que ce soit. Le texte de l'AFP est pourtant bien révélateur d'un symptôme, celui d'une puissance en déclin qui n'est que l'ombre d'elle même... "
" Consultants russes de Wagner vus à Bamako, vente d’hélicoptères : à petits pas, la Russie réinvestit dans sa relation ancienne avec le Mali au nom de la lutte antiterroriste, en pleine dégradation sécuritaire régionale malgré la présence de 4 500 militaires français au Sahel. En juin 2019, le ministre malien de la Défense, le général Ibrahim Dahirou Dembélé, a signé un accord de coopération militaire avec son homologue russe Sergueï Choïgou, dont le pays, entravé par cinq années de sanctions économiques occidentales, a engagé une opération de charme tous azimuts en Afrique pour conquérir des marchés et s’approvisionner en ressources naturelles", annonce AFP.
La puissance colonisatrice devra se rappeler d'une chose : ce sont les populations africaines qui décident de leur sort et non pas les forces d'occupation.
Les États-Unis et le Soudan annoncent le retour de leurs ambassadeurs respectifs ; que cherchent les USA ?
Soudan du Sud : le 25 novembre, Washington rappelle son ambassadeur après l'échec à former un gouvernement au Soudan Sud. Le 5 décembre, Washington dit vouloir nommer un ambassadeur À Khartoum, une première en deux décennies.
Qu'est-ce qui se passe dans cette région stratégique qu'est la Corne de l'Afrique ?
Au Soudan, le parti anti-israélien de l'ex-président El Bachir vient d’être dissous. Mais au Soudan du Sud Israël se trouve confronté à de gros obstacles pour piller les ressources pétrolières tout comme les Américains.... Washington a « de nombreux outils à sa disposition et nous n’hésiterons pas à les utiliser », avait prévenu, mi-novembre, le haut responsable du département d’État chargé de l’Afrique, Tibor Nagy.
Soudan du Sud ; tient tête face aux exigences US, mais pour ce qui est le cas du Soudan, il suffirait apparemment d’une base américaine dans ce pays pour que les USA retirent le nom du Soudan de la liste noire des« États soutenant le terrorisme » de Washington.
Pompeo a d’ailleurs annoncé que cette initiative pourrait contribuer à transformer les systèmes politique et économique du Soudan, en renforçant les changements demandés par les manifestants qui ont envahi les rues des grandes villes du pays pendant l’été.
Pompeo était à Lisbonne ce mercredi pour rencontrer le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. David Hale, troisième responsable du département d'État, s'est donc entretenu avec M. Hamdok. Parmi les sujets de discussion figurait une feuille de route politique pour le Soudan du Sud.
Après le Sahel, la Corne de l’Afrique intéresse de plus en plus l’axe colonialiste. Reste à savoir si oui ou non, le Soudan tombera dans le piège US.
L'UE devrait renouveler les sanctions contre des personnalités de la RDC
Ce lundi 9 décembre, l’Union européenne devrait renouveler les sanctions contre des personnalités de la RDC. Le président Félix Tshisekedi avait demandé un allègement de ces sanctions qui visent des proches de son partenaire au sein de la coalition gouvernementale, Joseph Kabila. Sur la liste, il y avait quatorze noms. Selon les informations recueillies par RFI, les sanctions devraient être maintenues pour l’essentiel de ces noms, à l'exception de deux.
Luc Michel, géopoliticien revient sur ce sujet.
Regardez cette vidéo sur YouTube !