Dans ce numéro de Zoom Afrique :
L’actualité en Afrique :
Les analyses de la rédaction :
C’est inouï ; un grand pays africain qu’est l’Afrique du Sud, sert d’élément déclencheur à l’émergence du noyau d’un BRICS militaire. La marine sud-africaine accueille en ce moment un exercice maritime multinational avec la Russie et la Chine au Cap. Premier exercice trilatéral entre les trois pays, il doit se dérouler au large des côtes méridionales de l’Afrique du Sud du 25 au 30 novembre. L’exercice est principalement axé sur la sécurité économique maritime, l’interopérabilité et le maintien de bonnes relations entre les marines participantes. Selon la marine sud-africaine, cet exercice d’une semaine vise aussi à démontrer une « volonté multinationale d’assurer la paix, la sécurité et la stabilité maritimes régionales ». Les trois premiers jours de l’exercice porteront sur la finalisation de la planification d’un programme maritime ainsi que sur des activités sociales et culturelles militaires. Ils seront suivis d’un programme en mer qui concentrera sur des exercices de tir en surface, des appontages croisés d’hélicoptères, des opérations d’arraisonnement ainsi que des exercices de prévention des catastrophes. Bref un exercice militaire comme il faut pour faire face à une présence militaire occidentale en Afrique qui ressemble de plus en plus à une occupation permanente. Jeudi le président chinois Xi Jinping a déclaré que son pays était prêt à travailler avec l’Afrique du Sud pour maintenir et faire progresser le partenariat stratégique global entre les deux pays. La rencontre se déroulait à Brasilia, capitale du Brésil, où les dirigeants des BRICS ont participé au 11e sommet de ce bloc de marchés émergents regroupant le Brésil, la Russie, l’Inde, la Chine et l’Afrique du Sud. Les exercices en question marquent une première manifestation militaire des BRICS au moment où les États-Unis se montrent plus agressifs que jamais en termes militaire et économique. « La Chine et l’Afrique du Sud, deux grands pays en développement et économies émergentes, doivent consolider leur développement économique intérieur et améliorer le niveau de vie de leurs peuples, tout en partageant la même détermination à défendre le multilatéralisme et en s’opposant à l’unilatéralisme et aux tactiques d’intimidation sur la scène mondiale, a noté M. Xi à son homologue sud-africain Cyril Ramaphosa
“Alors que la force Barkhane lançait une opération d’opportunité contre des groupes terroristes armés dans la région du Liptako, lundi soir, deux hélicoptères se sont percutés. Il s’agit d’un Cougar transport de troupes et d’un hélicoptère d’attaque Tigre. Il n’y a pas de rescapés. ‘Six officiers, six sous-officiers, et un caporal-chef, tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel’, a indiqué la présidence française dans un communiqué ce mardi matin, selon RFI qui ajoute :
Selon toute vraisemblance, indique l’état-major des armées, un abordage entre ces deux aéronefs évoluant à très basse altitude serait à l’origine de l’accident. Ils participaient à une opération d’appui au sol alors que la nuit était déjà tombée. Engagés au sol depuis quelques jours, les commandos français traquaient un groupe de terroristes, qui évoluaient en pick-up et à motos. Très rapidement, ils ont été renforcés par des hélicoptères et une patrouille de Mirage 2000. Un hélicoptère Cougar, avec à son bord six commandos de montagne et un chef de mission, a alors été engagé pour coordonner l’ensemble des moyens, tout en étant en mesure d’intervenir pour assurer ‘l’extraction immédiate’ d’un élément au sol. Vers 19h40, pendant la manœuvre destinée à préparer l’engagement de l’ennemi, l’hélicoptère Cougar transport de troupes et le Tigre, hélicoptère de combat, sont entrés en collision, s’écrasant à courte distance l’un de l’autre. Les victimes étaient issues de plusieurs unités de l’armée française actuellement déployées au Mali. Les treize militaires morts au combat sont les deux membres d’équipage du Tigre du 5e Régiment d’hélicoptères de combat de Pau, les cinq membres d’équipage du Cougar appartenaient également au 5e RHC, quatre opérateurs du Groupement commandos montagne du 4e Régiment de chasseurs, un opérateur du 93e Régiment d’artillerie de montagne et un opérateur du 2e Régiment étranger du génie.” a rapporté RFI.
L’incident intervient alors que la Famas a subi coup sur coup des attaques très meurtrières attribuées par la France aux “terroristes” et que la population malienne exige dans sa quasi-intégralité un retrait de la force d’occupation de son pays...
Depuis plusieurs mois, le peuple malien ne cache plus son opposition à la présence étrangère dans son pays. Elle a à maintes reprises exprimé son soutien à l’armée nationale malienne et exige désormais le renforcement de l’armée locale et le retrait des forces étrangères de son pays. Fabien Essiane, journaliste et spécialiste des questions africaines, revient sur ce sujet et nous donne son analyse.
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