Le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, a déclaré que l’Iran avait réussi à repousser ses ennemis dans la guerre militaire, politique et sécuritaire menée contre la nation.
L’Ayatollah Khamenei a fait ces remarques ce mardi à Téhéran lors d’une audience accordée aux acteurs économiques, industriels, entrepreneurs et producteurs.
« Les amis et les ennemis doivent savoir que nous avons repoussé l’ennemi dans la guerre militaire, politique et les questions liées à la sécurité, et grâce à Dieu, nous le repousserons aussi, sans aucun doute, dans la guerre économique », a déclaré l’Ayatollah Khamenei.
Selon le Leader de la Révolution islamique, la solution aux problèmes actuels du pays réside dans la promotion de la productivité nationale.
« Les évènements de ces derniers jours avaient un caractère sécuritaire, ils n’étaient pas populaires [dans la nature] », a déclaré l’Ayatollah Khamenei.
Les Iraniens ont participé aux funérailles d’un soldat et d’un civil tombés en martyre récemment par les émeutiers alors que les manifestations se multiplient dans tout le pays pour condamner les fauteurs de troubles qui mènent des actes de sabotage sous le prétexte de protester contre les hausses du prix de l’essence.
La procession funéraire et la cérémonie d’inhumation qui a suivi ont eu lieu mercredi à Malard, dans la province de Téhéran, a rapporté IRNA.
Ailleurs dans le pays, des personnes se sont rassemblées dans la ville de Gorgan, capitale de la province du Golestan (nord-ouest), pour exprimer leur indignation contre les saboteurs, selon l’agence de presse Tasnim.
Vendredi, le gouvernement a commencé à rationner l’essence et à augmenter substantiellement son prix, affirmant que les recettes seraient utilisées pour venir en aide aux nécessiteux.
La Compagnie nationale iranienne de distribution de produits pétroliers (NIOPDC) a déclaré dans un communiqué, le jeudi 14 novembre, que le prix d’un litre d’essence avait grimpé à 15 000 rials (12,7 cents US) et que la ration mensuelle de chaque automobile était fixée à 60 litres par mois. Les achats supplémentaires coûteraient 30 000 rials le litre.
La décision a déclenché des rassemblements dans plusieurs villes iraniennes, dont certaines ont été marquées par la violence alors que des éléments opportunistes tentaient d’exploiter la situation et de tenir tête à la vague de manifestations pacifiques contre la hausse du prix de l’essence. En conséquence, les manifestations ont pris une tournure violente dans certaines villes. Des affrontements ont eu lieu entre les forces de sécurité et certains éléments ont vandalisé des biens publics.
Dans une autre partie de son discours, l’Ayatollah Khamenei a affirmé que l’Iran devait neutraliser l’impact des sanctions en développant une économie tributaire de la production nationale.
« Nous avons forcé l’ennemi à faire marche arrière dans divers domaines et, par la grâce de Dieu, nous le repousserons également de manière décisive dans la guerre économique », a déclaré le Leader de la Révolution islamique.
L’Ayatollah Khamenei a souligné que la guerre économique des États-Unis contre la République islamique d’Iran ne se limitait pas à l’action de leur président actuel, affirmant que ce serait une erreur de penser que les sanctions prendraient fin lorsque Donald Trump quitterait ses fonctions.
« Par la grâce de Dieu, nous allons transformer toutes les sanctions en opportunités en utilisant toutes les capacités uniques de notre pays, dont une partie seulement a été utilisée jusqu’à présent, ainsi que par des initiatives de nos acteurs économiques », a ajouté le Leader.
Les États-Unis ont imposé de nombreuses sanctions économiques à l’Iran depuis leur retrait de l’accord international sur le nucléaire iranien, l’année dernière.
Jusqu’à présent, les signataires européens – le Royaume-Uni, l’Allemagne et la France - de l’accord nucléaire avec l’Iran n’ont pas tenu leurs engagements. Ils ont exprimé leur soutien à l’accord de 2015, mais n’ont pas réussi à fournir des incitations économiques significatives comme l’exigent les termes de l’accord nucléaire.