TV

Scénario surprise de Kim: la Corée du Sud va larguer les USA?

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Des responsables sud-coréens et américains engagent des discussions sur le partage des coûts de la défense à Séoul le 18 novembre 2019.©Yonhap

Les pourparlers entre les États-Unis et la Corée du Sud sur le paiement des troupes américaines se sont soldés par un échec. Les pourparlers entre les États-Unis et la Corée du Sud sur le paiement des troupes américaines se sont soldés par un échec, les négociateurs restant très éloignés les uns des autres sur la demande de Washington d’une multiplication par cinq de la part de Séoul. 

Les Etats-Unis veulent que leur allié de longue date augmente de 870 millions à 5 milliards de dollars, les paiements annuels pour l’hébergement de 28 500 soldats. Les discussions sont suivies par d’autres alliés des États-Unis, notamment le Japon et l’OTAN car Donald Trump, le président américain, a reproché à de nombreux alliés trop dépendants de l’Amérique de ne pas se défendre seuls et il a soulevé la possibilité de retirer ses troupes d’Asie, a rapporté de mardi 19 novembre, l’agence de presse sud-coréenne, Yonhap. 

Accusant l’équipe coréenne de ne pas répondre à la demande américaine d’un partage juste et équitable des charges, James DeHart, principal négociateur américain, a déclaré que son parti avait décidé de «couper court» aux négociations de face à face pour donner à la Corée du Sud «le temps de reconsidérer» sa position.

 En visite aux Philippines, Mike Esper, secrétaire américain à la Défense, a réagi en affirmant que la Corée du Sud peut et devrait payer une plus grande part des dépenses militaires américaines sur son territoire, se disant persuadé de la conclusion d’un accord à l’issue des négociations qui sont censées se poursuivre avec le département d’État américain.

 Les pourparlers qui avaient débuté le lundi 18 novembre, devaient se terminer aujourd’hui. Or cette deuxième journée s'est terminée après environ une heure de discussions sans résultat, les négociateurs américains ayant soudainement quitté la salle.

 Connu sous le nom de Special Measures Agreement, l’accord conclu entre Séoul et Washington était renégocié tous les cinq ans depuis 1991 mais en 2018, un accord de seulement d’un an a été conclu, les deux parties n’étant pas parvenues à un accord sur la manière de répondre aux demandes du président américain, Donald Trump.

La rupture des dernières discussions intervient quelques jours à peine après que le général Mark Milley, président des chefs d'état-major américain et Mark Esper, secrétaire américain à la Défense, se soient rendus en Corée du Sud dans le but de consolider l'alliance face aux préoccupations grandissantes suscitées par ce qu’ils ont appelé « le retour des provocations militaires de la part de la Corée du Nord ».

L’approche de l’administration Trump a attiré les critiques de Séoul et de certains responsables à Washington qui se sont inquiétés de l’affaiblissement des liens entre les États-Unis et leurs principaux alliés asiatiques, sur fond de la montée en puissance de la Chine et de la Russie.

 A l’instar de la Corée du Sud, le Japon n’y a pas non plus échappé.  Donald Trump a adopté, selon les autorités de Washington citées par Foreign Policy, une approche de pression à l’égard de Tokyo, l’appelant officiellement en juillet dernier par la voix de son ancien conseiller à la sécurité nationale, John Bolton, à augmenter la somme à payer pour le stationnement des troupes américaines sur sol japonais.

 A cet égard des anciennes autorités du département américain à la Défense ont précisé que l’administration américaine exhortait le Japon à quadrupler le paiement annuel de deux milliards de dollars pour le déploiement de 54 000 militaires américains au Japon après l’expiration de l’actuel accord militaire en mars 2020. 

Il convient de rappeler que depuis la fin de la guerre des deux Corées en 1953, la Corée du Sud accueille environ 30 000 marines américains. Les citoyens sud-coréens ont à maintes reprises contesté la présence problématique des militaires américains sur sol et réclament leur retrait.

 
 
 
Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV