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Idlib : la Turquie demande à l’Iran et à la Russie de garantir le respect des accords de cessez-le-feu

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Les panneaux de direction sont illustrés à l’entrée d'une route menant vers Khan Cheikhoun et Idlib, le 24 août 2019. ©Reuters

Le gouvernement turc a appelé l’armée syrienne à mettre fin à ses attaques contre les positions de terroristes à Idlib.

Alors que Damas et Moscou demandent à Ankara de respecter ses engagements pris dans le cadre des accords de cessez-le-feu sur Idlib, le porte-parole de la présidence turque Ibrahim Kalin a appelé, le lundi 2 septembre, l’Iran et la Russie à garantir le respect entier des accords d’Idlib par la Syrie.

Devant des journalistes réunis à l’issue d’une conférence à Konya, Ibrahim Kalin a déclaré que le gouvernement syrien devrait rapidement cesser les attaques qu’il menait sur Idlib « sous prétexte de la présence de groupes terroristes ».

Le mois dernier, le groupe terroriste Front al-Nosra a annoncé qu’il ne se retirerait pas de ses positions dans le cadre des accords d’Astana et de Sotchi et qu’il ne ferait aucun cas du cessez-le-feu instauré à Idlib. Damas pointe du doigt la Turquie comme étant responsable de cette prise de position du Front al-Nosra qu’elle soutient.

« Le nord-ouest d’Idlib fait partie des zones de désescalade dont la sécurité doit être garantie par la Turquie et la Russie, mais le gouvernement syrien a attaqué cette région en contradiction aux accords de 2018 d’Astana afin de récupérer une plus grande superficie du pays », a souligné le porte-parole de la présidence turque.

Il a ensuite tiré la sonnette d’alarme quant à une possible crise humanitaire en Syrie, ajoutant qu’il fallait trouver une solution politique dans les plus brefs délais.

« La mise en place d’une commission avec pour mission de réécrire la Constitution syrienne, la création d’un gouvernement de transition, l’organisation d’élections libres et transparentes et l’introduction des résultats des négociations d’Astana et de Genève dans les solutions diplomatiques sont les pas à franchir pour régler la crise en Syrie. »

Ibrahim Kalin a réaffirmé que les présidents iranien, russe et turc se réuniraient le 16 septembre à Ankara afin de discuter des récentes évolutions à Idlib et d’une solution à la crise en Syrie.

La Russie, la Turquie et l’Iran sont les pays garants du cessez-le-feu en Syrie et les présidents de ces trois pays se sont retrouvés jusqu’ici plusieurs fois dans le cadre de diverses réunions. Le dernier tour de ces réunions a eu lieu en février 2019 à Sotchi.

Les développements à Idlib devraient être à l’ordre du jour de la Conférence attendue en Turquie.

La province d’Idlib et la partie nord de la province de Hama sont les dernières régions contrôlées par les terroristes en Syrie et ces derniers ont, à maintes reprises, violé les accords de cessez-le-feu destinés à ces régions.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV