Le 1er août, les déboires militaires israéliens ont franchi un important palier : la force élite de l'armée israélienne, brigade Golani, fraîchement sortie d'un exercice militaire de 4 jours, spécialement organisé à l'effet de contrer des "infiltrations depuis Gaza", a été pris de court par un combattant palestinien qui a surgi comme un tonnerre, en franchissant la barrière de sécurité et en ouvrant le feu sur les forces "élites" israéliennes.
A l'époque, les sources israéliennes ont reconnu qu'il a fallu des renforts et des hélicoptères pour qu'Israël puisse maîtriser un seul combattant de la Résistance qui pour être habillé en treillis, ne portait sur lui qu'un grenade et un simple kalachnikov. S'en suivirent au cours des jours suivants plusieurs opérations commando dont l'une, depuis la Cisjordanie laquelle s'est soldée par la mort d'un soldat israélien, sous le nez des cameras de surveillance de tout appareil sécuritaire israélien réuni. Il y a là le signe avant coureur d'une guerre anti-occupation, asymétrique, dont seul le Hezbollah a le secret.
Le journal israélien, Yediot Aharonot revient sur la méga déculottée du 1er août et diffuse de nouveaux détails sur ce face-à-face brigade Golani/un combattant palestinien armé de Kalachnikov.
Que s'est-il passé?
Yediot dit : "L’armée israélienne a identifié un Palestinien portant une Kalachnikov et une bombe artisanale, positionné à 250 mètres des frontières de Gaza. L’armée israélienne a alors envoyé un certain nombre de ses forces d’élite membres de la brigade Golani pour faire face au jeune Palestinien. Or une enquête lancée par l’armée israélienne dans le sillage de l'incident, prouve que les militaires qui ont atteint la zone d’infiltration du jeune Palestinien, n’ont pas agi correctement et se sont refusés d’affronter et de s’approcher du Palestinien en question".
« Un officier et deux militaires israéliens ont été blessés par le Palestinien qui a traversé la barrière de sécurité avant que des renforts et du matériel supplémentaire n'arrivent sur place pour appuyer la brigade Golani dont les effectifs se refusaient de s'engager dans la zone de combat et d'affronter le jeune palestinien. »
La raison? et le journal de répondre : « Vu l’envoi massif de renforts pour couvrir cette opération, certains soldats ne s’étaient pas mêlés à l’opération par crainte d’être touchés accidentellement par leur camarade ».
Les observateurs relèvent là un double revers : l'incapacité des forces élites de l'armée de terre israélienne à maîtriser un seul combattant palestinien, la méfiance qui règne entre les soldats sionistes alors qu'ils se trouvent engagés en pleine mission.
Identifié comme étant Hani Abu Salah 23 ans, membre des Brigades Izz al-Din al-Qassam, branche militaire du Hamas, a échangé des coups de feu avec les troupes de la brigade Golani pendant deux heures avant de tomber héroïquement en martyr.
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Suite à cet évènement, le commandant de la brigade Golani de l’armée israélienne « Shai Kalper » a décidé d’exclure quatre militaires de "toutes missions de combat", ce qui est loin d'être une bonne nouvelle pour Israël. En effet, depuis cette opération commando palestinienne, l'armée israélienne est sur les dents : la marche palestinienne de Grand retour de ce samedi a été l'occasion de porter au grand jour la panique absolue qui s'est emparée des rangs de l'armée sioniste à l'idée de ce qui sonne ni plus ni moins comme le début d'une "guerre asymétrique Gaza-Cisjordanie" contre Israël, guerre d'usure et promise à la durée où Israël sera le vrai perdant.