TV

La Résistance a bouleversé toutes les équations

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le secrétaire général du Hezbollah libanais, Seyyed Hassan Nasrallah, prononce un discours marquant l’anniversaire de la victoire de la Résistance dans le conflit israélo-libanais de 2006, le 16 août 2019. ©Al-Manar

Pour ne rien rater des évolutions du Moyen-Orient, il est nécessaire de suivre les discours de Seyyed Hassan Nasrallah avec une grande attention, non seulement parce que ses discours comprennent des informations et des analyses bien détaillées, mais parce qu’ils contiennent des prévisions sur l’avenir de la région, écrit l'editorialiste de Rai al-Youm, Abdel Bari Atwan qui revient sur le discours du vendredi 16 août de Nasrallah. "C'est un discours particulièrement important qui tourne autour de six axes, un discours qui détaille ce qui s'est passé au cours la guerre de 33 jours" 

Premièrement, la guerre de juillet 2006 était loin d'avoir été décidée par Israël. C'était une initiative américaine qui s’est concrétisée par Israël interposé et cela dans l’objectif de remodeler un nouveau Moyen-Orient, et partant d’anéantir la Résistance libanaise et palestinienne, de renverser l’État syrien, de prolonger l’occupation de l’Irak et de faire échec au projet anti impérialiste de l'axe de la Résistance dont l'Iran est le centre.

Deuxièmement, en 2006 c’est Israël qui en a demandé la fin et non pas la Résistance libanaise car la partie israélienne se voyait incapable de continuer le conflit et surtout d'en empêcher l-extension. Les responsables israéliens ont donc demandé à John Bolton, alors ambassadeur des États-Unis à l’ONU, de passer à l’acte pour mettre fin à une guerre dont la poursuite aurait pu aboutir à une réelle catastrophe pour Israël.

Troisièment, il existe une grande différence entre la puissance militaire actuelle de la Résistance libanaise et celle d'il y a 13 ans. Les généraux de l’armée israélienne reconnaissent depuis, l'indiscutable pouvoir de dissuasion du Hezbollah.Ils en sont même à reconnaître à la Résistance  le pouvoir d'avoir créé un certain bouclier stratégique qui empêche de fait l’armée israélienne de tirer une balle vers le Sud du Liban, ce Sud  qui figure parmi les régions les plus sûres du Moyen-Orient et du Liban.

Quatrièment, cela fait 13 ans que Tel-Aviv tente de rattraper la défaite de 2006 et de reconstituer les capacités de son armée de terre mais il n’a acquis que des résultats bien médiocres. Sur terre aussi bien que dans le ciel, l’armée israélienne n’est plus en mesure de mener à terme ses  missions et ce, non seulement au Liban mais dans la bande de Gaza.

Cinquièment, la Résistance opte pour une stratégie bien transparente: la puissance militaire n’est pas destinée à déclencher des conflits mais à les prévenir. Ce que l'Iran, pilier de l’axe de la Résistance a fait, à savoir la destruction d' un drone américain ou l'interception d'un pétrolier britannique, était moins une provocationqu'un acte destiné a dissuader Donald Trump dans son option militaire.

Sixièment, déclencher une guerre contre l’Iran, cela signifie entrer en guerre contre tous les pays membres de l’axe de la Résistance. Le résultat: toutes les équations qui dominaient jusqu’ici au Moyen-Orient et qui profitaient au gouvernement ont été bouleversées et toute agression visant l'un des membres de l’axe de la Résistance mobilisera les autres membres et provoquera une réponse collective. »

Abdel Bari Atwan a ensuite ajouté que ces six points relevés du discours de Nasrallah prouvaient qu’Israël ne sortirait pas gagnant d’un conflit contre le Liban. « Israël sera une cible dans toutes les guerres qui risqueraient d'éclater dans la région du golfe Persique car c’est l’axe de la Résistance qui tient le haut du pavé et qui prend des décisions ultimes », indique le rédacteur en chef de Rai al-Youm.   

Et d’ajouter: « L’allusion de Seyyed Hassan Nasrallah au retour de la Résistance en Cisjordanie montre effectivement que l’axe a décidé de se focaliser sur la Cisjordanie et de ne pas se borner à la bande de Gaza. A Gush Etzion, a Qods les palestiniens ont passé à la résistance armée.»

Atwan a conclu qu’il coûterait moins cher de résister que de céder devant un ennemi plus faible qu’une toile d’araignée. « Le fait que le département d’État américain a immédiatement exprimé son opposition implicite contre le récent discours de Seyyed Hassan Nasrallah prouve la peur qu’éprouvent les Israéliens », a-t-il indiqué.

Partager Cet Article
SOURCE: FRENCH PRESS TV