Le 8 juillet 2014, la terre a tremblé pour Israël. Au plus fort d'une guerre contre Gaza qui allait déboucher en 51 jours sur une totale capitulation d'Israël, les commandos marines de la Résistance palestinienne sont sortis des limbes. Une opération spectaculaire a eu lieu contre la base israélienne de Zikim et la marine israélienne. La base se situe au large d'Askelon. Les analystes militaires qui y sont revenus malgré le black-out médiatique des médias sionistes, ont évoqué une opération "complexe", et un "coup douloureux" infligé à l'armée israélienne.
L'opération a poussé Israël à ériger par la suite des "murs" en mer, façon de se mettre à l'abri des opérations similaires. L'opération s'est déroulée en deux phases, impliquant des combattants aguerris. un premier commando s'st dirigé vers la côte israélienne s'en prenant au siège du commandement marin israélien tandis que le second commando s'est dirigé vers la base Zikim. Les deux groupes s'y sont retrouvés avant de foncer dans les rangs des militaires israéliens. En quelques heures, la côte israélienne a été bloquée du nord et au sud, la TV sioniste ayant fini par passer aux aveux. Les brigades Qassam (branche militaire du Hamas) disposent d'équipements sophistiqués et suivent sans arrêt des heures d'entraînement dans l'attente de l'heure H".
Où s’entraînent les commandos de Qassam ?
Interrogé par la presse, Boris Schuster, ancien commandant de la faction 916 dans la marine de l'armée israélienne, responsable de la sécurisation de la zone maritime entre Israël et la bande de Gaza dit :" le Hamas à Gaza comprend qu’ils perdent dans leur stratégie actuelle depuis la construction de la barrière de sécurité contre les tunnels et les infiltrations, et donc veulent aujourd’hui se concentrer sur une armée commando de la marine de plus en plus entraînée (par l’Iran). C'est sur la côte de la Caspienne que ces commandos reçoivent la formation nécessaire. L'opération commando de Zikim a toutes les chances de se reproduire et de devenir même un modèle d'attaque contre les forces israéliennes surtout que le conflit gazier avec nos ennemis entrent dans une nouvelle phase et a toute les chances de décider de la suite de notre guerre contre les Palestiniens et leurs soutiens"
Et Schuster d'ajouter : " l’armée israélienne a récemment détruit le premier tunnel sous-marin et se prépare à l’existence éventuelle d’autres tunnels. Nous supposons qu’il existe d’autres tunnels dans la mer, mais ils se préparent à d’autres options, telles que des bateaux et des paquets explosifs flottants. Il n’y aura plus d’attaques isolées, mais des tentatives de mener des attaques conjointes, y compris avec un nombre important de navires attaquant un seul bateau israélien"
Des opérations maritimes à venir?
En ce juillet 2019, l'opération de Zikim est toujours d'actualité. L’armée israélienne a commencé, rapporte le quotidien israélien Yediot Aharonot, à déployer les soldats "d’élite" de la brigade Golani, le long de la frontière des territoires occupés avec la bande de Gaza. Il s'agit certes de faire face à la "menace balistique" palestinienne. Mais Israël ne perd pas la mer de vue.
En août 2018, les unités de construction de l'armée israélienne se félicitaient d'avoir érigé une barrière maritime à proximité de la plage de Zikim – un monticule et une clôture de 6 mètres de haut pour se protéger d’une attaque de la mer depuis la bande de Gaza.
Un barrage massif de 200 mètres de long et 50 m de large avec la clôture : le premier mauvais impact de cet ouvrage pour Israël. La côte de Gaza s’étend sur au moins quarante mètres et en Israël, elle a diminué de 50 mètres. Et dire que ce genre de mur ne pourra pas contrer les attaques de la Résistance. A preuve: Depuis 2018, Israël déploie des gardes-frontières dans la ville côtière d’Ashkelon par crainte d'opération d’infiltration de la Résistance. Des renforts effectuent des "opérations de sécurité", patrouillent et assurent une surveillance continue, mais la peur persiste et non sans raison : depuis 2014 " de nombreuses zones situées à proximité de Gaza sont des zones militaires fermées, notamment Zikim et les zones adjacentes à la clôture de Nahal Oz et de Netiv Ha’asara".