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C'est pour les intérêts d’Israël que Trump joue la carte de la guerre

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le président américain Donald Trump (G) et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu après une réunion à la Maison Blanche, le 25 mars 2019. ©AFP

Dans un article, publié par le quotidien égyptien à grand tirage Al-Shorouk, Emad al-Din Hussein, le rédacteur en chef, se penche sur l’escalade des tensions entre l’Iran et les États-Unis, en tentant de savoir si une guerre éclatera entre les deux pays.    

« Si les États-Unis ne veulent pas entrer en guerre contre l’Iran, pourquoi ont-ils mobilisé leurs forces et leurs équipements militaires dans la région ? Depuis le retrait des États-Unis de l’accord nucléaire, en 2018, et le rétablissement des sanctions contre l’Iran, les tensions restent vives entre les deux pays. Lorsque la Maison Blanche a décidé de réduire à zéro les exportations du pétrole iranien, Téhéran n’est pas resté les bras croisés et l’a menacé de fermer le détroit d’Hormuz. Soudain, on a rapporté une "opération de sabotage" visant quatre pétroliers (deux pétroliers saoudiens, un pétrolier émirati et un pétrolier norvégien) près du port d’al-Fujaïrah. Le lendemain, Ansarallah du Yémen a revendiqué les attaques de drone contre deux stations de pompage de pétrole en plein sol de l’Arabie saoudite.

Suite à ces deux événements, Patrick Shanahan, sous-secrétaire à la Défense des États-Unis, a annoncé que la Maison Blanche examinait l’acheminement de 120 000 militaires au Moyen-Orient pour contrer "de possibles attaques de l’Iran" visant les troupes américaines déployées dans la région.

L’idée d’envoyer 120 000 militaires au Moyen-Orient a été certes évoquée par le conseiller à la sécurité nationale des États-Unis, John Bolton, connu pour ses positions anti-iraniennes. C’est ce que Bolton avait déjà demandé à George W. Bush, ancien président américain, qui a rejeté l’idée. Peu après l’annonce d’une telle possibilité et quand Washington s’est assurée que la nouvelle a été entendue par ceux qui devaient l’entendre, tout a été démenti.   

Ensuite, Washington a pointé du doigt l’Iran comme étant responsable des événements d’al-Fujaïrah. En réaction, l’Iran a accusé Israël d’être derrière cette opération de sabotage.

Or, ce que nous devons savoir à ce stade est qu’aucune guerre ne sera déclenchée tôt ou tard dans la région. De longs mois sont nécessaires pour que les troupes américaines déployées dans la région puissent passer à l’état de guerre.

En outre, Washington a annoncé, à plusieurs reprises, qu’il ne voulait pas entrer en guerre contre l’Iran. Le porte-parole du Conseil de sécurité nationale des États-Unis a récemment déclaré que Donald Trump ne cherchait pas une confrontation militaire avec l’Iran et qu’il était prêt au dialogue.

Cela dit, pourquoi cette mobilisation de forces et d’équipements militaires au Moyen-Orient ? À qui profite-t-elle ? Je pense que c’est Israël qui profite le plus de cette situation. Nombreux sont les analystes étant d’avis que Washington utilise tous les moyens pour faire asseoir les Iraniens à la table du dialogue, espérant lui arracher des concessions au profit de son allié israélien », conclut le journal égyptien Al-Shorouk. 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV