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Washington: la police pénètre l'ambassade du Venezuela pour en expulser les pro-Maduro

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le 29 janvier 2019, Nicolás Maduro s'était exprimé devant des militaires, dans l'État de l'Aragua./AFP

Déclaration de guerre en bonne et due forme?  Des policiers US ont fait irruption dans l’ambassade vénézuélienne à Washington pour expulser les "pro-Maduro" qui s'y trouvaient pour défendre leur ambassade. Depuis quelques temps, les vénézuéliens ont investi l'ambassade de leur pays pour empêcher un représentant de l’opposant pro-occidentale, Juan Guaido d’entrer dans le siège diplomatique qui n'appartient qu'au gouvernement légal du Venezuela.

Un raid de la police américaine contre l’ambassade du Venezuela à Washington, mai 2019. ©Reuters

La police américaine a pris d'assaut  l’ambassade  à Washington, où ont trouvé l'abri les partisans de Nicolas Maduro pour défendre l'ambassade du gouvernement légal de Nicolas Maduro. Peu avant que la police n'arrive aux portes des locaux diplomatiques, les vénézuéliens, appelés « le collectif de protection civile de l'ambassade », ont annoncé dans un message vidéo : « Nous attendons de la police qu'elle agisse contre la convention de Vienne avec un gouvernement fictif que Washington soutient, un gouvernement qui prétend que nous devrions partir. »

« La police a par ailleurs collé un avis à la porte du  bâtiment plus tôt dans la journée, déclarant qu les États-Unis ne reconnaissaient pas désormais le pouvoir du gouvernement de Maduro ou de l'un de ses anciens représentants d'autoriser des individus à entrer légalement, à rester sur cette propriété ou à prendre des mesures en ce qui concerne cette propriété. »

Le vice-ministre des Affaires étrangères vénézuélien pour l’Amérique du Nord a rappelé à Washington qu’une intrusion serait une violation du droit international. «Le Gouvernement de la République bolivarienne du Venezuela n’a pas autorisé l’entrée de policiers dans l’ancien bâtiment de l’ambassade à Washington. Cette intrusion constitue une nouvelle violation du droit international par les autorités américaines et une agression contre le Venezuela », a déclaré Carlos Ron sur Twitter.

Au moment où la tension monte entre le Venezuela et les Etats-Unis, Juan Guaido a ouvertement demandé dans une lettre au commandement Sud des Etats-Unis d’intervenir directement pour renverser le gouvernement de Maduro. Dans une lettre postée lundi matin, Carlos Vecchio - ambassadeur nommé par Guaido aux États-Unis - a demandé une rencontre entre les responsables du commandement Sud des Etats-Unis et les représentants de Guaido. La lettre du 11 mai a été adressée à l'amiral américain Craig S. Faller, qui dirige le commandement Sud des Etats-Unis et qui avait précédemment exprimé son soutien au président autoproclamé  Guaido. Pour de nombreux analystes, l'agression US contre l'ambassade vénézuélienne à Washington est un prélude à une action militaire américaine. 

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Pendant des mois, les États-Unis ont refusé d'exclure toute action militaire en faveur de l’opposition au gouvernement légitime de Caracas.  Dans ce sens, certains hauts conseillers de Trump ont ouvertement parlé de l’option militaire contre le Venezuela.

Le gouvernement de Nicolas Maduro a rejeté la lettre. Le vice-président Delcy Rodriguez a déclaré lors d'une conférence de presse télévisée que son conseil avait lu et rejeté la demande de Vecchio. « Demander une intervention militaire au Venezuela était une tentative de déstabilisation du pays », a déclaré Rodriguez.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV