L’assistant spécial du ministère iranien des Affaires étrangères pour les affaires politiques, Hossein Jaberi-Ansari, est parti ce mercredi 9 janvier pour Moscou afin de s’entretenir avec les responsables russes des évolutions régionales et surtout de la Syrie.
Plus tôt, le 15 décembre 2018, Jaberi-Ansari était l’hôte d’Alexander Lavrentiev, représentant spécial du président russe Vladimir Poutine pour la Syrie. Trois jours plus tard, le 18 décembre à Genève, une réunion a eu lieu sur le comité constitutionnel de la Syrie, en présence des ministres iranien, russe et turc des Affaires étrangères, et à laquelle avait aussi participé Staffan de Mistura, alors envoyé spécial de l’Onu pour la Syrie.
La déclaration finale de cette réunion exprimait une nouvelle fois la ferme volonté des participants de faciliter le démarrage du comité constitutionnel syrien, de façon à clarifier ses principes stratégiques de base et à travers une interaction avec les parties syriennes et le représentant spécial des Nations unies.
Sur ce fond, une directive devra être rédigée pour assurer le fonctionnement durable et efficace dudit comité, dans une ambiance de réconciliation et d’interaction, permettant de parvenir à des résultats validés par un appui maximal du peuple syrien.
Les participants à la réunion de Genève ont promis de mener leurs efforts afin que la première séance du comité constitutionnel syrien puisse avoir lieu en début de l’année 2019. Ils ont réitéré leur engagement envers la souveraineté, l’indépendance et l’intégrité territoriale de la République arabe syrienne, « principes que toutes les parties en lice doivent respecter ».
Toujours à Genève, une réunion tripartite des pays garants du processus d’Astana (processus de paix en Syrie) a été organisée le 17 décembre 2018 en présence de l’assistant spécial pour les affaires politiques du ministère iranien des AE, Hossein Jaberi-Ansari, du représentant spécial du président russe pour la Syrie, Alexander Lavrentiev et du vice-ministre turc des AE, Sedat Önal.