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L’UE invite la Russie et la Chine à rejoindre le mécanisme européen anti-sanctions

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
La cheffe de la diplomatie de l’UE, Federica Mogherini, et le ministre iranien des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif (C), le 6 juillet 2018 à Vienne en Autriche. ©AFP

L’Union européenne envisage d’inviter la Russie et la Chine à rejoindre un futur réseau de paiement alternatif au fournisseur mondial de services financiers SWIFT afin de contourner les sanctions imposées par les États-Unis contre l’Iran, a déclaré l’ambassadeur de la Russie à l’UE, Vladimir Chizhov.

S’exprimant sur la chaîne de télévision Rossiya-24, le haut diplomate russe a déclaré que le futur système de transaction serait ouvert à un plus grand nombre de parties après son lancement initial, ajoutant qu’« il est entendu qu’ils le créeront eux-mêmes et le mettront en pratique puis l’ouvriront aux États tiers ».

M. Chizov a déclaré que le projet de création d’un mécanisme spécial permettant aux transactions financières avec l’Iran de contourner les sanctions imposées par les États-Unis battait son plein.

L’ambassadeur a souligné que la haute priorité de l’UE était le maintien du commerce financier avec l’Iran.

« Moins de la moitié des membres de l’UE n’ont aucun lien économique avec l’Iran. Mais ceux qui en font partie sont les plus grands pays et participent activement au projet, en premier lieu les signataires de l’accord nucléaire [Plan global d’action conjoint, NDLR], à savoir l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni. »

La base du système financier alternatif anticipé a été officiellement établie dans une déclaration commune publiée en septembre par les signataires restants de l’accord sur le nucléaire iranien, dans laquelle ils promettaient de créer un « mécanisme de financement » pour faciliter les paiements liés aux exportations iraniennes dans le cadre des efforts de sauvetage du PGAC après le retrait des États-Unis et le rétablissement ultérieur des sanctions.

Les politiciens européens et iraniens ont appelé les États européens à démontrer leur attachement au PGAC en garantissant la poursuite des échanges, malgré les pressions des États-Unis. En outre, de nombreux observateurs décrivent cette question comme un test de l’autonomie européenne et de l’indépendance politique et financière des États européens face aux États-Unis.

Malgré l’opposition des hauts responsables du Trésor américain, le président Trump et certains autres responsables ont clairement indiqué que SWIFT, basé en Belgique, et les pays européens devraient mettre fin à leurs relations avec l’Iran afin de faire pression au maximum sur Téhéran.

La première série de sanctions unilatérales imposées par les États-Unis en août visait le commerce des métaux, le charbon, les logiciels industriels et le secteur automobile.

De nombreux analystes ont toutefois émis des doutes sur l’efficacité des sanctions américaines en raison du manque de soutien international.

Le 3 octobre, le plus haut tribunal de l’ONU a rendu une décision réprimandant les États-Unis d’avoir réimposé des sanctions à l’Iran et ordonnant à Washington de lever les mesures restrictives liées au commerce humanitaire, à l’alimentation, aux médicaments et à l’aviation civile.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV