Un expert militaire russe fait part de l’existence de 19 camps d’entraînement américains en Syrie pour offrir des formations militaires aux terroristes.
Selon cet expert militaire russe, un certain Vladimir Kuzin, « les États-Unis entraînent des terroristes dans 19 camps militaires différents à l’intérieur des frontières syriennes ».
Kuzin affirme que les fournitures d’armes, de nourriture, de carburant, de munitions et divers autres approvisionnements à ces camps viennent d'autres bases militaires américaines situées dans d’autres pays voisins.
Ce soutien des États-Unis aux groupes terroristes, actifs dans la région, pour semer la terreur, viole la charte de l’ONU et fait manifestement obstruction à la lutte antiterroriste en Syrie.
Vladimir Kuzin, du prestigieux Institut des relations internationales de Moscou, dont les déclarations ont été largement diffusées, vendredi 22 juin, par les médias irakiens, a révélé que « les camps recevaient des armes, des munitions, du carburant, de la nourriture et d’autres fournitures de 22 bases militaires américaines situées en dehors de la Syrie, et que les Américains entraînaient des terroristes dans leur base militaire al-Tanf dans le sud de la Syrie, a rapporté la version arabophone de Russia Today.
Il a ajouté que l’armée américaine avait fermé l’espace aérien au-dessus de cette région dans un rayon de 50 km, sans l’approbation du gouvernement de Damas.
Il a insisté sur le fait que ce soutien de Washington aux terroristes vise à maintenir son influence dans l’arène politique et militaire de la Syrie.
L’année dernière, le chef de l’état-major général des forces armées russes, le général Valery Gerasimov, a déclaré au quotidien russe Komsomolskaïa Pravda que les États-Unis avaient transformé leur base militaire près de la ville d’al-Tanf, dans le sud-est de la Syrie, en camp d’entraînement pour les terroristes, rappelle la source.
« D’après le satellite et d’autres données de surveillance, des escadrons terroristes y sont stationnés. Ils s’y entraînent effectivement », a-t-il commenté.
Gerasimov a également accusé les États-Unis d’utiliser un camp de réfugiés à l’extérieur de la ville de Shaddadah, dans la province de Hassaké, au nord-est de la Syrie, comme centre de formation pour ce qui reste de Daech, y compris les personnes évacuées de l’ancien fief de Raqqa, l’ancienne forteresse de l’organisation terroriste.
C’est essentiellement Daech, dit-il, « ils changent de couleur, prennent des noms différents. Ils sont chargés de déstabiliser la situation ».
Le fait que les États-Unis utilisent tous les moyens dont ils disposent pour exercer leur influence dans la région n’est pas une surprise, et le fait que Washington soutient des groupes terroristes en Syrie est un secret de polichinelle, puisque Washington vient d’annoncer qu’il reprend le financement du groupe lié au terrorisme, les « Casques blancs », qui étaient largement responsables des allégations selon lesquelles le gouvernement d’Assad aurait employé des armes chimiques sur des civils syriens à Douma en avril dernier. Les groupes terroristes opérant en Syrie dont ceux que les États-Unis considèrent comme « bons terroristes » ont également reçu de l’aide et des munitions provenant des coffres de Washington, et ont contribué à exacerber les tensions et à déstabiliser davantage la région.
Pour nombreux spécialistes des questions politiques et sécuritaires en Irak, le raid aérien du dimanche dernier sur la frontière irako-syrienne, contre une base des Unités de mobilisation populaire (Hachd al-Chaabi), déployée dans la région pour assurer la sécurité des frontières avec la Syrie et chasser les daechistes de l’Irak et des zones les plus proches de la Syrie voisine, allait dans le cadre d’un projet israélo-américain visant à favoriser la circulation et l’infiltration des terroristes dans les frontières concernées.
Selon eux, suite à la défaite militaire de Daech et l’annonce de la fin militaire du groupe terroriste dans la région et le déploiement des forces irakiennes tout au long de leurs frontières avec la Syrie, la ligne d’accès des terroristes aux bases américaines a été coupée. D’où ces tentatives d’éloigner les Hachd al-Chaabi des frontières syro-irakiennes pour laisser le champ libre aux terroristes dans les zones frontalières.