Un attentat a visé ce dimanche une patrouille de la police au sud d’el-Arich, capitale de la province du Nord-Sinaï. Trois personnes ont été tuées et six autres blessées.
Les sources égyptiennes rapportent que parmi les morts et blessés figurent deux civils.
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a annoncé il y a deux semaines que depuis 2014, 12 000 membres de l’armée et des forces de sécurité avaient été blessés et que des centaines d’autres avaient été tués dans des attentats terroristes.
La péninsule du Sinaï en Égypte est devenue le foyer des groupes extrémistes et terroristes.
Depuis plus de deux ans, des drones, des avions et des hélicoptères de combat de l’aviation israélienne ont mené plus de 100 frappes aériennes contre les positions des terroristes affiliés à Daech dans la région, prétendument pour aider l’Égypte à faire face à l’insurrection takfiriste dans la péninsule, rapporte le New York Times dans son édition du 3 février.
La coopération militaire entre Israël et l’Égypte n’est un secret pour personne. Pourtant, selon le journal américain, al-Sissi a tenu secrètes les frappes israéliennes, ne laissant qu’un petit groupe de militaires et de responsables des renseignements au courant de la coopération, et a déclaré le nord du Sinaï zone militaire fermée.
Le porte-parole des forces armées égyptiennes a démenti ces informations.