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La France propose une confédération entre Bagdad et Erbil

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Le président de la région du Kurdistan irakien, Massoud Barzani (D), et le ministre français chargé des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, le 26 août 2017 à Erbil en Irak. ©AFP

Selon l’agence de presse Iran, la radio française RMC vient d’annoncer que Paris avait proposé aux autorités irakiennes une confédération entre Erbil et Bagdad.

RMC a en effet rapporté hier, mercredi 20 septembre, que le projet français comprend une révision de la Constitution irakienne pour permettre la mise en place d’une confédération, à savoir une union entre deux États, l’Irak et le Kurdistan. RMC ajoute que le projet devrait être approuvé par référendum et par le Conseil de sécurité de l’ONU, mais ce dernier n’aurait pas besoin de prendre une résolution en ce sens ; un seul communiqué suffirait.

RMC, qui n’a pas précisé à quel responsable irakien avait été transmis le projet français, a néanmoins publié sur son article une photo de Massoud Barzani avec Jean-Yves Le Drian, le ministre français chargé des Affaires étrangères.

La radio mentionne aussi que la proposition avait été faite à la suite des déclarations du Premier ministre irakien, qui avait dit qu’il espérait pour bientôt un règlement dans la crise Bagdad-Erbil.

RMC a ajouté qu’al-Abadi avait accueilli favorablement l’idée de la confédération alors que Barzani aurait très peur que cette réforme ne puisse pas être acceptée par référendum.

Les leaders kurdes seraient aussi enclins à accepter cette confédération et Tarik Jawhar, le conseiller du président du Parlement du Kurdistan aurait dit il y a quelques jours que la confédération pourrait être le futur des relations entre le gouvernement central et la région du Kurdistan, mais il semble bien que les Kurdes ne veuillent pas soumettre cette question lors du référendum à venir.

La confédération signifie la coexistence côte à côte de deux États indépendants qui partagent ensemble des questions économiques et politiques. C’est très différent du fédéralisme.

La communauté européenne est un bon exemple du système de la confédération.

Les experts irakiens sont inquiets des ingérences étrangères dans cette crise Bagdad-Erbil. Ils craignent en réalité que les propositions étrangères ne fassent qu’accentuer les tensions actuelles.

Le gouvernement irakien a clairement annoncé qu’il était opposé à toute intervention étrangère et même à toute sorte de supervision de l’ONU sur les discussions entre Bagdad et Etbil.

Récemment, certains médias ont prétendu que la représentation de l’ONU en Irak avait proposé un délai de 2 années maximum pour les négociations Erbil-Bagdad au terme duquel le dossier devra être transmis au Conseil de sécurité de l’ONU. 

Certaines personnalités kurdes, dont le président irakien (d’origine kurde), avaient accepté cette proposition de l’ONU. Or, le Premier ministre, Haïder al-Abadi y est fortement opposé.

Le ministre conseiller de l’Arabie saoudite chargé des questions du golfe Persique, qui a rencontré récemment Massoud Barzani, a annoncé aussi samedi dernier qu’il défendait une intervention étrangère fondée sur l’aval de l’ONU. Or, Haïder al-Abadi a rejeté aussi la proposition du ministre saoudien.

Le Premier ministre irakien a annoncé mardi dernier qu’il était opposé à toute internationalisation des différends Erbil-Bagdad, que cela soit le référendum actuel ou tout autre différend, et qu’il estimait que la seule solution se fonde sur des échanges menés conformément à la loi constitutionnelle irakienne.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV