Dans une interview accordée à Russia Today, le représentant de Russie à l’ONU, Vitali Tchourkine, a espéré que les tensions entre la nouvelle administration américaine, l’Iran et la Chine n’aboutiraient pas à une sérieuse confrontation internationale.
Réagissant aux récentes déclarations du président américain Donald Trump selon lesquelles « l’Iran est la plus grande menace terroriste », le représentant permanent de la Russie auprès des Nations unies a tenu à faire allusion au rôle actif de l’Iran dans la lutte contre Daech, avant d’affirmer :
« La Russie entretient des relations étroites avec l’Iran. Washington et Moscou ont des divergences de vues sur certaines questions, dont le rôle de l’Iran. »
Selon Tchourkine, certaines prises de position des autorités américaines ne sont pas logiques et ne reflètent pas la réalité.
S’agissant des essais de missiles par l’Iran, il a dit que rien n’interdisait à ce pays d’effectuer des tirs de missiles à titre d’essai.
Il n’a pas manqué d’affirmer qu’on interdisait, dans le passé, à l’Iran de faire des essais de missiles, mais qu’après la signature de l’accord sur le nucléaire, toutes ces interdictions ont été levées.
« À l’heure actuelle, la résolution du Conseil de sécurité demande à l’Iran de ne pas essayer des missiles balistiques capables de porter des ogives nucléaires », a-t-il précisé.
Il a ajouté que la tension actuelle entre l’Iran et les États-Unis n’aboutirait pas à une confrontation militaire sans merci, tandis qu’elle pourrait affecter les relations américano-russes.
Dans une autre partie de ses propos, il a évoqué la guerre et l’effusion de sang au Yémen, en disant que la Russie devait coopérer de manière étroite avec les États-Unis et le Conseil de sécurité afin de pouvoir mettre un terme à cette guerre destructrice et complexe.
Quant à la tension entre la Chine et les USA, Vitali Tchourkine a précisé que personne, pas même la Russie, n’aimait voir les relations entre Washington et Pékin se dégrader.
« Autant que je sache, l’économie est la pomme de discorde entre ces deux pays. Généralement parlant, la détérioration des relations entre les grandes puissances n’est pas une bonne chose et nous espérons que cela ne se produise pas », a indiqué le représentant de Russie à l’ONU.