Le président des États-Unis, Barack Obama, vient de prononcer mardi après-midi son dernier discours devant l'Assemblée générale de l'ONU.
Devant les participants à la 71e assemblée générale de l'ONU, le président américain a traité plusieurs sujets importants :
Le populisme:
Barack Obama a d'abord mis en garde contre "un populisme grossier", faisant sans doute allusion à Donald Trump, le candidat républicain à la présidentielle américaine.
La Palestine:
Obama a estimé que le régime israélien ne pourrait pas continuer éternellement l'occupation des territoires palestiniens. Il s'est dit opposé à la poursuite de la colonisation israélienne, mais a accusé les Palestiniens d'inciter à la haine et à la violence. Il a ajouté que si les Palestiniens reconnaissaient Israël, ils vivraient dans de meilleures conditions.
Les migrants:
Le président américain a appelé les États, en particulier les pays riches, à faire plus pour aider les réfugiés.
« Nous devons nous imaginer ce que cela serait si cela arrivait à nos familles, à nos enfants », a-t-il ajouté, appelant à « aller de l’avant, même quand c’est difficile d’un point de vue politique ».
Pour tenter d’apporter une nouvelle solution à la crise des migrants, Barack Obama a invité les pays donateurs à augmenter leur aide aux huit principaux pays d’accueil des réfugiés dans le monde, notamment dans les domaines de l‘éducation et de l’emploi.
La Syrie:
Le président américain a également appelé à poursuivre les efforts diplomatiques en Syrie en dépit des revers, estimant qu'il n'existait pas de solution « militaire » au conflit.
« En Syrie, où il n'y aura pas in fine de victoire militaire, nous allons devoir poursuivre le difficile travail de la diplomatie qui vise à mettre fin à la violence et à apporter de l'aide à ceux qui en ont besoin », a-t-il déclaré au moment où le fragile cessez-le-feu sur le terrain a volé en éclats en raison des opérations menées par les groupes armés dont certains sont soutenus d'une manière ou d'une autre par Washington.
La Russie:
Obama a dénoncé avec force l'attitude de la Russie « qui tente de retrouver sa gloire passée grâce à la force ».
« Sur la durée, cela diminuera son rang dans le monde et rendra ses frontières moins sûres », a-t-il mis en garde.
Il a accusé la Russie d'intervention dans les affaires de ses voisins, en estimant que cela pourrait porter atteinte à la sécurité des frontières de la Russie.
L'accord nucléaire avec l'Iran:
Obama s'est félicité de la conclusion d'un accord nucléaire entre l'Iran et les grandes puissances, en prétendant que son administration aurait réussi par les moyens diplomatiques de résoudre ce problème.