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L'Union européenne explore une solution alternative pour financer l'Ukraine

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
L'Union européenne explore une solution alternative pour financer l'Ukraine. (Illustration)

Confrontée à l’inflexibilité de la Belgique, l’Union européenne explore désormais une issue de secours pour garantir la continuité du soutien financier à l’Ukraine. Les fonctionnaires européens envisagent sérieusement d’accorder un prêt-relais à l’approche du sommet de décembre.

Les dirigeants de l’Union européenne se font à l’idée qu’une solution de financement d’urgence devra être déployée pour maintenir l’économie ukrainienne à flot, après que la Belgique a placé la barre plus haut pour débloquer un prêt de réparation qui soutiendrait les finances de Kiev.

La solution pourrait consister pour l’UE à lever des fonds sur les marchés afin d’accorder à Kiev une subvention non remboursable qui couvrirait ses besoins financiers et militaires les plus immédiats en 2026.

Cela donnerait aux dirigeants plus de temps pour sortir de l’impasse sur le prêt proposé, une tentative d’acheminer les actifs immobilisés de la Banque centrale de Russie vers l’Ukraine.

La majeure partie de ces actifs, soit environ 185 milliards d’euros, est conservée chez Euroclear, un dépositaire central de titres situé à Bruxelles. Cela fait de la Belgique la voix cardinale dans le débat.

Dans un premier temps, les dirigeants de l’UE devaient être en mesure d’apaiser les réserves belges et d’adhérer à ce projet sans précédent lors de leur prochaine réunion, le 18 décembre.

Le Premier ministre belge demande une couverture totale des avoirs d’Euroclear dans les juridictions favorables à la Russie, qui, selon lui, pourraient faire l’objet de mesures de rétorsion de la part du Kremlin.

Il est peu probable que les autres dirigeants puissent se présenter au sommet de décembre avec des garanties de plusieurs milliards qui reposent en grande partie sur un calcul hypothétique. Pour certains pays, une structure aussi complexe nécessiterait la bénédiction de leur Parlement.

Ces obstacles pèsent lourd dans l’esprit des fonctionnaires et des diplomates de l’UE, qui s’efforcent de sortir de l’impasse avant que l’Ukraine ne soit à court d’aide étrangère. Le pays attend une nouvelle injection d’aide au deuxième trimestre 2026 au plus tard.

Le programme de 8,1 milliards de dollars que le Fonds monétaire international (FMI) est censé accorder à l’Ukraine ajoute à la pression. Pour que le FMI prenne une décision finale, il faudra que les alliés européens s’engagent fermement à garantir la stabilité macroéconomique de Kiev.

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SOURCE: FRENCH PRESS TV