Le Comité des Nations Unies contre la torture (CAT) a condamné le régime israélien pour sa politique de « torture organisée » à l’encontre des Palestiniens.
Dans un rapport publié vendredi 28 novembre, le CAT a déclaré qu'Israël applique une politique délibérée de « torture et de mauvais traitements organisés et généralisés » contre les Palestiniens enlevés, en particulier depuis le 7 octobre 2023, date à laquelle ce régime a lancé sa guerre génocidaire contre Gaza.
Le Comité a exprimé sa « profonde préoccupation face aux sévices répétés, aux attaques de chiens, aux électrocutions, à la simulation de noyade, au recours à des positions de stress prolongées et aux violences sexuelles » infligés aux Palestiniens.
Le rapport décrit que les prisonniers palestiniens ont été humiliés, « traités comme des animaux ou soumis à des actes d’urination ». Ils ont été systématiquement privés de soins médicaux et soumis à des entraves excessives, qui, dans certains cas, entraînent des amputations.
Le CAT a également condamné l'application systématique de la « loi sur les combattants illégaux » pour justifier la détention prolongée sans procès de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants palestiniens.
Plus de 10 000 Palestiniens, dont des femmes et des enfants, sont actuellement détenus dans des prisons israéliennes, selon des organisations palestiniennes et internationales de défense des droits humains. Parmi eux, 3 474 Palestiniens sont en « détention administrative », c'est-à-dire emprisonnés sans procès pour une durée indéterminée.
Le rapport souligne la « forte proportion d'enfants pour le moment détenus sans inculpation ou en détention provisoire », notant que même si Israël fixe l'âge de la responsabilité pénale à 12 ans, des enfants encore plus jeunes ont été enlevés.
Les enfants désignés comme prisonniers de sécurité sont soumis à de sévères restrictions de contact avec leur famille, peuvent être placés à l'isolement et sont privés d'accès à l'éducation, en violation flagrante du droit international.
Le comité onusien annonce également que les politiques d'Israël dans les territoires palestiniens occupés constituent une torture collective contre la population palestinienne.
« L’ensemble des politiques adoptées par Israël dans le cadre de sa présence illégale continue sur le territoire palestinien occupé créent des conditions de vie cruelles, inhumaines et dégradantes pour la population palestinienne », avertit le rapport.
Jeudi 27 novembre, le mouvement de résistance palestinien Hamas, a condamné les meurtres et les actes de torture systématiques infligés aux Palestiniens enlevés dans les prisons israéliennes, et a exhorté la communauté internationale à agir pour mettre fin à ces exactions.
S’appuyant sur des données relatives aux droits humains Hamas a déclaré que 94 Palestiniens ont été tués dans les prisons israéliennes depuis le début de la guerre génocidaire menée par Tel-Aviv contre Gaza.
« Il s’agit d’une stratégie criminelle organisée qui a transformé ces prisons en véritables champs de bataille pour éliminer notre peuple », a déclaré le mouvement de résistance.
Le Hamas a appelé la communauté internationale, l’ONU et les organisations de défense des droits humains à faire pression immédiatement sur Israël afin qu’il mette fin aux crimes commis contre les prisonniers et qu’il respecte leurs droits, tels que garantis par toutes les conventions et normes internationales.