L'Iran a lancé un projet de production de gaz naturel à partir d'un gisement commun stratégique situé à sa frontière maritime avec le Qatar.
Le PDG de la Compagnie nationale iranienne du pétrole (NIOC), Hamid Bovard, a déclaré ce samedi 29 novembre que les entreprises iraniennes avaient commencé le forage de puits de développement sur le gisement Belal afin d'accélérer la production de gaz.
M. Bovard a précisé que ce projet est essentiel à la stratégie iranienne visant à accroître sa production de gaz et à renforcer la résilience de son réseau national d'approvisionnement.
Il a ajouté que les entreprises construisent simultanément une importante plateforme de production et un gazoduc de 20 kilomètres qui reliera le gisement aux installations voisines de Pars Sud, la plus grande réserve de gaz au monde partagée entre l'Iran et le Qatar.
Le gisement Belal est situé à 90 kilomètres au sud-ouest de l'île de Lavan, dans le golfe Persique.
Il contient environ 84,95 milliards de mètres cubes (3 billions de pieds cubes) de gaz naturel et environ 100 millions de barils de condensats.
L'Iran a commencé à produire du pétrole à Belal en 2003 avec l'aide du géant énergétique français Total. Cependant, l'exploitation du gaz sur ce gisement a pris du retard ces dernières années en raison d'investissements limités et de sanctions internationales.
En 2019, Pars Oil and Gas Company, filiale de la NIOC, a attribué à la société iranienne Petropars un contrat pour le forage de huit puits, dont six puits de développement, à Belal.
L'entreprise a installé la structure de la plateforme en mai et travaille actuellement à l'achèvement de la plateforme de production.
Ce projet de 440 millions de dollars vise à produire 14,2 millions de mètres cubes de gaz et 15 000 barils de condensats par jour lors de sa première phase.
Ces progrès interviennent malgré les sanctions américaines en vigueur qui continuent de restreindre l'accès de l'Iran aux investissements étrangers et aux technologies de pointe.